
(
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Keith Martin fait son
apparition au sein des auteurs de Défis Fantastiques. Pour moi,
Keith Martin est l'un des plus grands
auteurs de Défis Fantastiques, et ça, je ne le cache pas.
C'est un excellent écrivain, bien meilleur que certains.
Toutefois, je dois avouer que pour un premier écrit, ce n'est
pas le top. (Contrairement à
Steve
Jackson US qui, avec son
Marais aux scorpions,
avait fait une belle entrée dans le monde des Défis
Fantastiques, même si cet opus n'est pas excellent). Le Voleur
d'Âmes et un petit DF, tout ce qu'il y a de plus banal, comme le
démontre son synopsis: tuer le méchant sorcier qui veut
répandre le Chaos sur tout le territoire des gentils. Bon, au
moins, ce genre d'histoire permet à l'auteur d'établir
ses bases et de prendre ses marques. Ne le blâmons pas. Histoire
de ne pas finir sur une note négative, je vais commencer par ce
que j'aime le moins.
Bon, comme je l'ai
dit, l'histoire est des plus bancales. Si la première partie sur
l'ile est encore pas mal, la dernière partie dans les
souterrains est vraiment monotone. Il n'y a pas grand-chose qui se
passe (au niveau interactivité avec l'environnement)
Heureusement, beaucoup de créatures se dresseront sur notre
chemin, rendant un peu plus vivant nos pérégrinations.
Porte-monstre-trésor, en sommes. Cela devient assez vite
répétitif et peu distrayant. En plus de ça,
toujours dans cette partie, on ne ressent aucune ambiance et nous avons
de la peine à nous immerger dans l'histoire. D'autant plus que
les illustrations n'aident vraiment pas (je ne les trouve pas
spécialement jolies. Franchement, à part ceux des
Sceaux de la destruction, je n'aime pas trop
les dessins de
Russ Nicholson) Pour
finir, la difficulté n'est pas très relevée. Pour
ceux en quêtes de Challenge, vous allez être
déçu. Passons aux points forts du livre. Le début
sur l'ile est encore pas si mauvais, nous pouvons rencontrer plusieurs
PNJ intéressants (le Chef des Autochtones, le Géant) et
on peut dire qu'il y a une bonne ambiance générale en
cette début d'histoire. Ce que j'aime bien chez cet auteur,
c'est sa façon d'écrire et de décrire, et je
trouve qu'il y a toujours une très bonne continuité dans
son récit. (Est-dû à la traduction?) Car il arrive,
des fois, que la narration soit désastreuse, comme dans les
Sceaux de la destruction. J'entends
par-là que les paragraphes s'enchaînent mal et que, des
fois, j'ai l'impression qu'on est transporté d'un lieu à
un autre sans explication. Je dirai que c'est son point fort, tout
comme la durée de vie. Cela ne veut pas dire que le livre soit
linéaire pour autant. Il y a plusieurs chemins possibles. Bon,
dans ce livre là, la possibilité des chemins à
emprunter aboutissement toujours au même endroit. Pour terminer,
au niveau des moments intéressants, je citerai l'homme
attaché dans la cabane, le passage avec les lutins et les
autochtones, et la rencontre avec le crâne sanguinaire (du
Keith Martin tout craché). Le
combat final contre Mordranez est encore pas mal. Tout comme Balthus,
c'est un sorcier en plus d'être un bon escrimeur.
En résumé, un petit livre pour un auteur au grand
potentiel. Il prend gentiment ses marques et nous pond un livre
correct, mais nous pouvons néanmoins profiter de sa façon
d'écrire et de narrer les différentes
péripéties. On sent que
Keith
Martin a du potentiel est que le Voleur d'âmes n'est qu'un
essai pour lui dans le domaine des livres dont vous êtes le
héros. Il n'y a qu'à voir son prochain écrit,
Le Vampire du château noir, que c'est un
écrivain
bourré d'idées pouvant écrire une histoire
très attrayante.
Ma note: 74%
Difficulté: 69%
par Sombrecoeur